
L’islam selon la vision historique classique
I/ Étymologie
L’ISLAM signifie en arabe, résignation, soumission à la volonté de Dieu. On peut encore entendre par Islam « la religion salutaire » car il vient des verbes salama ou aslama, » entrer dans l’état du salut ». L’Islam est la dernière religion universelle apparue à la suite du judaïsme et du christianisme, déjà connus dans le contexte de l’Arabie antique.
L’islam se veut une religion de réconciliation avec Dieu Unique. La nouvelle religion vient « sceller », parachever et rectifier les messages religieux précédents. Le prophète et le Livre Sacré,le Saint Coran, viennent mettre fin aux luttes tribales entre Arabes, et font de ces derniers une nation unie en leur donnant une langue unifiée, l’arabe.
L’unicité absolue de Dieu est le dogme fondamental de l’islam. Il prône que l’être humain est doté du libre arbitre nécessaire pour obéir ou non aux commandements divins, face auxquels il se trouve seul, sans clergé intercesseur entre lui et Dieu.
II/ Fondements de l’islam
Selon la Tradition la foi en islam repose sur la croyance en :
1°) L’Unicité et l’unité de Dieu
La divinité ne peut être attribuée à d’autres qu’à lui seul ; il n’a point eu de commencement et il n’aura jamais de fin ; on ne peut le comparer ni l’assimiler à rien ; il n’a ni père, ni mère, ni épouse, ni fils ; il n’a aucune forme ; il est l’être pur par excellence et il n’éprouve aucun besoin.
[1] Dis: « Il est Allah, (L’) Unique. [2] Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.
[3] Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. [4] Et nul n’est égal à Lui ».
Coran sourate 112
2°) L’existence des anges
Ils sont les serviteurs de dieu ; ils sont innocents et exempts de péchés mortels et véniels ; ils rendent sans cesse gloire à Dieu ; ils ne négligent point de le faire un seul instant ; Ils ne sont d’aucun sexe ; ils ne sont assujettis à aucun besoin de la vie, tels que manger, boire, dormir ; ils portent des ailes. Personne, Dieu excepté, ne connaît leur nombre ; il y a quatre anges principaux : l’ange Gabriel, messager de Dieu auprès des prophètes dont il est le gardien ; l’ange Michel qui prévient les besoins des créatures ; l’ange Israfil destiné à ressusciter les morts au dernier jour, au son de sa trompette ; et l’ange Israïl qui préside à la destinée des êtres.
3°) Les livres inspirés
Il faut admettre qu’ils sont vrais et exacts ; qu’ils sont la parole de Dieu même ; qu’il est descendu du ciel quatre livres sacrés et cent livres dits Sahifa, dont 50 destinés à Seth, 30 à Edris ou Enoch, et 20 à Abraham ; que les quatre livres sacrés furent remis : la Loi à Moïse, les Psaumes à David, l’Evangile à Jésus-Christ, et le Coran à Mohammed ; que celui qui niera un seul de ces livres ou son contenu sera réputé infidèle.
4°) Les Prophètes
Ils sont les serviteurs de Dieu ; ils furent exempts de tout péché ; ce qu’ils ont avancé est juste et vrai ; ils ont été envoyés de Dieu ; leur nombre n’est pas connu ; quelques-uns prétendent qu’il montait à 124 000 ; le premier fut Adam, et le dernier Mohammed. Ces 124 000 prophètes furent divisés en deux classes : 313 furent appelés Morsel et le reste Nabi. Les Morsels reçurent les messages de Dieu par l’entremise de l’ange Gabriel ; il n’en fut pas de même à l’égard des Nabis qui entendirent la Voix du Très-Haut soit pendant leur sommeil, soit en veillant. Les Messagers sont supérieurs aux prophètes (Nabis), mais inférieurs aux possesseurs des livres sacrés, des SahÏfa-s et des codes de lois religieuses.
5°) La fin du monde
Elle aura lieu sans aucun doute ; le bien et le mal existent par la volonté de Dieu qui aime le bien et déteste le mal.
6°) La Résurrection
Au premier coup de la trompette, toutes les créatures périront ; au second, elles ressusciteront ; les actions de chacune d’elles seront jugées : les justes jouiront éternellement du paradis, les méchants seront condamnés aux flammes éternelles.
<< La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant ( en faisant les prières) . Mais la bonté pieuse est de croire en Dieu, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelque amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs. Ceux qui accomplissent La Prière (Salat) et s’acquittent L’aumône (Zakat)., et qui remplissent leurs engagements, Ceux qui sont endurants dans la maladie et la misère, Les Voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! >> Coran 2 : 177
III/ Les 5 piliers de ‘ISLAM
(selon la tradition musulmane)
- Se conformer à la profession de foi suscitée et en commençant par l’attestation de foi suivante : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et que Mohammed est son Messager ».
- Observer la prière canonique cinq fois par jour, précédée de purifications légales.
- Pratiquer l’aumône ou donner la dîme légale aux pauvres
- Observer le jeûne du mois du Ramadan.
- Faire le pèlerinage à la maison sainte à la Mecque, si on dispose des moyens.
L’Arabie à l’aube de l’islam
I – Situation géographique et religieuse à la veille de l’islam

II – Situation sociale
Entre les différentes tribus, les relations étaient le plus souvent pacifiques, mais comme partout ailleurs, c’était la guerre. La misère obligeait certaines tribus à pratiquer la razzia, dont les règles étaient codifiées par le droit coutumier. On raflait les biens, mais sans causer de mort d’homme, autant qu’il était possible. C’est que l’homicide entraînait une vendetta (tha’r) sans fin, à moins que l’on ne payât le prix du sang. On distingue les nomades (ahl al-wabar) des sédentaires (ahl al-madar). A la base de la société, il y a la famille élargie avec les collatéraux. Plusieurs familles forment un clan, qui porte le nom de l’ancêtre commun. L’ensemble des clans apparentés forment une tribu. La famille était rassemblée dans une tente (nomades) ou une maison ‘sédentaires) . Dans chaque tente, le chef de famille rassemblait autour de lui sa femme, d’ordinaire unique, ses enfants et ses esclaves. Les tentes voisines étaient celles des proches. La tribu se groupait autour de la demeure du chef en un cercle de tentes ou chez les sédentaires en un quartier. Hors de la tribu, toute vie était impossible. Une solidarité très forte (‘asabiyya) liait les membres d’une même tribu. La justice pénale était régie par la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent ») et la vendetta solidaire de clan à clan.
L’art de la parole
Dans l’Arabie du centre et du nord, il n’y avait qu’un seul art, celui de la parole. Les Arabes admiraient, hier comme aujourd’hui, les hommes éloquents, qui savaient donner une répartie fine à un argument embarrassant, l’homme qui savait faire adopter ses vues dans les discussions. La poésie était l’art le plus estimé. Celle de l’époque antéislamique (al-djâhiliyya) était de toute beauté. Le poète était redouté à l’égal d’un magicien, parce qu’il pratique l’alchimie des mots et des sons, et on le supposait inspirée par un djinn. Des joutes oratoires étaient organisées où l’on vantait sa tribu et où l’on vilipendait la tribu adverse. Les Arabes ont toujours été des maîtres de la poésie satirique (hidjâ’). Dans les cabarets de La Mecque, les chanteuses composaient et chantaient des chansons satiriques contre Mohammed. Le Prophète s’exprimait par le Coran. C’était un affrontement entre deux discours.
La vertu que l’on prisait le plus chez l’homme était « al-murû’a« , la forme de la virilité idéale chez les Bédouins, une combinaison de vaillance, de loyauté, d’astuce au service du clan, de générosité et d’hospitalité ostentatoire. Chez la femme, c’est l’aptitude à la vie de famille qui était prisée.
Les cadres de la tribu
1. Le chef de la tribu
La tribu était dirigée par un chef (cheikh ou sayyid), dont l’autorité dépendait strictement de son prestige personnel. Il fallait qu’il le maintienne intact à tout moment. Il devait déborder de qualités, se conserver une clientèle par ses largesses et son affabilité, faire preuve de modération, suivre la volonté secrète de ceux qu’il entend commander.
Il est élu par les chefs de famille, souvent parmi les membres d’une famille privilégiée. Son rôle n’est pas de commander, mais d’arbitrer les différends conformément à la coutume (arabe : sunna).
2. Devins (Kâhin), sorciers (‘Arrâf) et prêtres
Les prêtres de la religion traditionnelle arabe (celle d’avant l’islam) étaient les interprètes de la divinité, pour prononcer les oracles et dire le sort. Le prêtre de la divinité Hubal lançait ainsi sept flèches pour interpréter l’avenir. Les devins arabes se livraient à des interprétations en se fondant sur le vol des oiseaux. Mohammed supprimera cette superstition, mais à son mariage avec Aïcha, les femmes n’en crièrent pas moins Khayr Tayr (« bon oiseau, bon augure »). Le devin (kâhin) vaticinait en une sorte d’extase. Il connaissait les herbes qui lui dévoilaient les secrets de la nature. Les extases de Mohammed apparaîtront à ses détracteurs comme étant du même ordre, et on viendra les consulter pour retrouver l’identité de son père ou une chamelle égarée
Al ‘arrâf était un devin doué d’une science supérieure. Il était informé par l’un de ces djinns qui savaient monter jusqu’au bord du ciel inférieur et y surprendre les secrets de la divinité. C’était aussi un magicien qui savait retrouver le coupable d’un crime par des procédés magiques. Les djinns étaient censés susciter des songes, qui, correctement interprétés, livraient la clé du destin. Ces djinns étaient appelés hâtif (« parlant à voix basse »).
III – Situation religieuse
On sait peu de choses sur la situation religieuse de l’Arabie d’avant l’islam. Nous disposons de très peu de documents :
- Des inscriptions arabes, surtout sud-arabes ; or l’islam est né au centre de la péninsule arabique
- Quelques rares documents de la littérature pré-islamique, surtout des poètes, mais dont l’authenticité a été contestée
- Les témoignages (très) postérieurs des historiens arabes : Ibn al-Kalbî (Kitâb al-asnâm, « Livre des idoles »), Shahrastânî (m. 1153) ou Mas’ûdî (m. 956, Les Prairies d’Or)
- Le témoignage du Coran, car la prédication de Mohammed était bien entendu le reflet direct de la situation religieuse qui prévalait à son époque.
D’un côté, il y avait la religion arabe traditionnelle et de l’autre deux minorités dont l’influence était assez considérable : les juifs et les chrétiens.
Le culte traditionnel en Arabie
Chaque tribu avait une divinité particulière, différente de la divinité de la tribu voisine. Cependant, les statuettes représentant ces divinités semblent avoir été rassemblées au sanctuaire central de l’Arabie, la Ka’ba, ce qui est le signe d’une certaine unité.
Pierres (bétyles) et arbres sacrés
Comme dans toute l’aire sémitique, on utilisait des pierres cultuelles, nusub, pl. ansâb, hébreu : massebôt (cf. Gen. 35.14). Ce sont des pierres dressées, sur lesquelles on versait le sang de l’animal sacréfié aux divinités. Le « culte » des arbres sacrés ne différait guère de celui pratiqué un millénaire auparavant en terre de Canaan (cf. chêne de Mamré). Attention : on n’adorait pas les arbres en eux-mêmes, mais la Force qui se manifeste en eux. Un arbre dans le désert est un miracle perpétuel, presque une hiérophanie. De nos jours encore, en terre d’islam, certains arbres sont considérés comme la demeure des walî-s (« saints ») dans la religion populaire. Les arbres et les animaux du HARAM (zone sacrée autour des temples) étaient considérés comme sacrés, donc comme intouchables.
Divinités
Selon la Tradition islamique (Sahîh al-Boukhari, 64.48.7), il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités au moment où il reconquit La Mecque en 630.
Ba’l (« seigneur, maître du lieu ») était le nom générique donné par Sémites de l’Ouest (= « Baal » dans la Torah) aux divinités locales, surtout dans les milieux agraires. Cité dans Coran (37 : 125) à propos d’Élie.
Les divinités mentionnées dans le Coran sont :
Wadd, Suwâ’, Yagûth, Ya’ûq, Nasr (Coran 71: 23)
Manât, Al-Lât, et Al-Uzza (Coran 53:19-20)
Wadd: avait son sanctuaire à Dumat al-Djandal. C’est la forme arabe d’Adad, dont le nom est attesté en Mésopotamie, dès l’époque pré-sargonique (- 2450). Cette divinité était représentée ainsi selon Ibn al-Kalbî: « c’était une statue d’homme dont la taille était des plus grandes ; on y avait sculpté deux vêtements, l’un enveloppant la statue, l’autre suspendue aux épaules. Il était ceint d’une épée et portait un arc sur l’épaule ; il tenait entre les mains une courte lance, surmontée d’un étendard, et un carquois contenant des flèches »
Suwâ’ :était la divinité des Hudhaylites. Le nom vient de la racine arabe sw’, qui signifie « être lâché et paître librement ». C’était donc particulièrement la divinité protectrice des animaux égarés.
Yaghûth : était la divinité des Madhhidj. Le nom est l’inaccompli du verbe ghâtha (« donner la pluie, venir au secours »). L’ancienneté de ce nom est attestée dans la Genèse, où il désigne l’un des fils d’Esaü, ancêtre des Edomites. Gen 36.5,14,18, I Chr 1.35, sous la forme de Ye’ûsh. Yagûth était représenté sous la forme d’un lion.
Ya’ûq : est l’inaccompli de la racine ‘wq (« retenir »). C’était la divinité qui retenait ou rassemblait l’eau de pluie, pour la distribuer ensuite où elle voulait. Représentée peut-être sous la forme d’un cheval.
Nesr : était la divinité des Himyarites. Probablement représentée sous la forme d’un vautour.
Les divinités attribuées à La Mecque (d’origine Nabatéenne)

Allât, Uzza et Manât les trois divinités Nabatéennes citées dans le Coran (53:19-23). Manât (ou al-Manât): était à l’origine la divinité des ‘Aws et des Khazradj, puis elle est devenue pan-arabe. Une autre forme de ce nom est conservé en Esaïe (65:11): Menî. Il s’agit de la racine sémitique mnw ou mny qui signifie « compter, partager, compter les jours de la vie », d’où l’arabe maniyya (‘la mort ») et mina (« sperme »). On trouve la même racine avec le lême sens en Daniel (5:25): mené’ mené’ téqèl u parsîn (phrase araméenne signifiant: « compté, compté, pesé, divisé »). C’était la déesse de la Fortune.
‘Uzza (ou al-‘Uzza) était la déesse des Qurayish, la tribu de Muhammad. Son temple se trouvait près de La Mecque, près de trois grands acacias sacrés. Il y avait un oracle et une pierre creuse (ghabghab) recueillait le sang des victimes immolées. Un haram, zone sacrée, l’entourait. C’est une racine sémitique que l’on retrouve dans l’hébreu ‘oz (« la force »). C’était une déesse de la fécondité.
Allât était peut-être le féminin d’Allâh. C’était une divinité pan-arabe, adorée à La Mecque, Tâ’if, à Pétra, à al-Hîra, à Alep et à Pamyre. Allâh est la contraction d’al-ilâh (« le dieu »). Dans ilâh, âh est un suffixe. Le terme originel est donc Il qui correspond à l’hébreu El, lequel désigne aussi la divinité.
La racine est ‘wl ou ‘yl qui connote l’idée de primauté en sémitique. Cf. Awwal (« premier ») et l’hébreu ayil (= »bélier », celui qui dirige le troupeau »). Comme le français « dieu » (avec une minuscule !), c’était un terme générique qui pouvait s’appliquer à toute divinité invoquée. Les différents dieux n’étaient en général pas invoqués sous leur nom particulier, mais par le terme générique d’Allâh. On disait donc souvent, par exemple, quand on s’adressait à al-‘Uzza: ô Allâh !, et non ô al-‘Uzza, comme en latin. On pouvait dire : o deus (« ô dieu ! ») pour s’adresser à Jupiter.
Au 6ᵉ siècle de notre ère, il y avait déjà en Arabie une situation nettement hénothéiste qui tendait à un monothéisme. Ainsi, les trois déesses al-Uzza, al-Manât, et al-Lât étaient déjà considérées comme subordonnées à Allâh. Elles étaient considérées comme les filles d’Allâh.
Le sanctuaire
Le sanctuaire principal était déjà la Kaaba, ce qui signifie « cube » en arabe, car elle est de forme cubique. C’est un sanctuaire très ancien, dont on ne peut pas donner une datation précise, situé au coeur du Hédjaz à la jonction des routes caravanières, sur une colline, dans un environnement rocheux. Elle a l’architecture typique des temples sémitiques : cella carrée (comme le Saint des Saints du Temple de Jérusalem), orientée sur l’axe des points cardinaux, parvis rectangulaire bordé de galeries, avec pierre sacrée (la Pierre Noire) à l’angle irakien (sud-est), déambulatoire (le matâf), une source sacrée (la source de Zemzem), avec une zone sacrée (le haram). Elle comprend un mur semi-circulaire (le hidjr); au nord-ouest. L’ensemble est orienté vers le nord-ouest, c.-à-d. Jérusalem. Déjà avant l’islam, elle était recouverte d’une kiswa, un drap noir, tendant à lui donner son aspect primitif de tente (cf. l’Arche de l’Alliance qui était aussi abritée sous une tente).
Selon Ibn al-Athîr (al-Kâmil, vol 2, p.192) et Boukhârî, 64.48.7), il y avait 360 statuettes à l’intérieur. Selon Ibn Sa’d, il y avait également des fresques (probablement sur les piliers) représentant Hubal, la divinité tutélaire de La Mecque, confondue avec Abraham, Marie, mère de Jésus portant son enfant sur les genoux (une espèce de Pietà), des anges et des prophètes.
Il y avait déjà aussi un pèlerinage, très ancien, organisé dans sa dernière forme par ‘Amr ben Luhayy. Ce pèlerinage s’appelait déjà le hajj. Le mot arabe est issu d’une racine sémitique signifiant « tourner autour », que l’on retrouve aussi en hébreu et en araméen ; c’est l’hébreu hag (« fête »).
D’après la mythologie arabe, La Mecque est le nombril de la terre et l’endroit à partir duquel elle a été étendue en cercles concentriques. La Ka’ba occupe l’emplacement, sur lequel Dieu en tente pour Adam, lorsqu’il fut chassé du Paradis. L’édification du sanctuaire est attribuée soit à Adam, soit à Abraham. Le Coran (2.127) en affirme l’origine abrahamique.

NB: l’existence historique de la Mecque avant l’islam, pose le problème de l’absence de témoignages externes, la fameuse mention « Maccoraba » de Ptolémée est sujet de controverse entre historiens. Pour plus d’informations, l’internaute peut consulter, notre ouvrage de vulgarisation des travaux de Dan Gibson ( Cf. notre ouvrage L’islam de Pétra, réponse à Dan Gibson, éd. BoD – 2018 et le dossier sur la Mecque avant l’islam du Dr Ian David Morris, dans la rubrique traduction d’articles importants en français)
Référence
Le texte sur la société préislamique est adapté et augmenté (photos) d’après l’article » Arabie antéislamique »:
Ralph Stehly, Professeur d’histoire des religions
Université Marc Bloch, Strasbourg